VA T'ACHETER UN JEFF KOONS

Feb 24

(via l-s-k)


Jan 18

ICÔNS

Samedi dernier avait lieu le vernissage de l’exposition dédiée à Dan Flavin chez Emmanuel Perrotin.

Il y avait un peu moins d’une dizaine d’oeuvres qui balayaient quatre décennies. De 1963 à 1990, ainsi que quelques dessins préparatoires.

Pour ceux qui ne se rappelleraient pas de qui était ce monsieur, Dan Flavin fut l’un des acteurs majeurs de l’art minimal des années 60, au même titre que Judd, Morris, ou Lewitt.

Mais passons sur les éléments que tout à chacun pourra trouver sur Wikipédia et rentrons dans le vif du sujet, autrement dit ce qui a toujours suscité débat autour du travail de Dan Flavin: la dimension religieuse (ou pas!) de son oeuvre.

Il utilisait des tubes lumineux et fluorescents pour se jouer de l’architecture des lieux, qu’il appelait “Icôns” , tout en se défendant de toute allusion religieuse. Pourtant son oeuvre revêt clairement une dimension spirituelle, presque mystique, dont on ne peut se rendre compte qu’en pénétrant dans la pièce. C’est la raison pour laquelle il faut se rendre à cette expositon pour se faire sa propre opinion.

Et quand on sait que Dan Flavin a suivit une éducation très religieuse lorsqu’il était enfant on ne peut s’empêcher de chercher la faille…

 Galerie Perrotin du 14/01/2012 au 03/03/2012

76, rue de Turenne, Paris


Nov 15

+ 30%

Hier s’est terminé Paris Photo 2011. Adieu le Carrousel du Louvre, bonjour le Grand Palais. Comme pour Freize ou la Fiac, il faut désormais se rendre au Grand Palais pour “faire Paris Photo” ( quand on se la joue un peu ,on ne dit pas qu’on est allé à la Fiac mais qu’on “a fait la Fiac” . Eh bien ça marche aussi pour Paris Photo. Et aussi pour Frieze. Et pour Basel. etc )

Et on se rend vite compte lorsqu’on “a fait” Paris Photo cette année, que la vraie star c’est le Grand Palais. Evidemment ça en jette. Tout est plus trendy, tout est plus select. On se sent soi-même plus vip , plus arty, on a envie d’ouvrir une bouteille de champagne et de rire aux éclats avec des amis New-Yorkais ou Coréens  (voire même des Coréens new-yorkais ça marche aussi )

D’ailleurs on est apparemment pas les seuls à fantasmer sur le Grand Palais puisque -tient comme c’est bizarre- cette année on peut trouver pour la première fois le stand de Marian Goodman , ou encore celui de Gagosian. C’est ça qu’il faut retenir de l’édition 2011, au delà des boulots exposés, des valeurs sûres ou de la nouvelle vague de la photo africaine. La foire confirme sa notoriété et prend une nouvelle dimension. En clair, plus que jamais, “Paris Photo il va falloir en être”. Environ 50 000 visiteurs cette année c’est +30% par rapport à 2010. Les organisateurs l’ont compris et apparemment les tarifs des stands explosent, mais qu’importe, les exposants pourront se rassurer en se disant qu’il y aura Gagosian et Goodman dans les allées.

Autre détail qui en dit long sur cette subtile mutation, c’est la programmation d’un plus grand nombre de galeries de premier marché , on peut voir d’avantage de boulots très contemporains, parfois peu ou pas connus, ce qui reste un des intérêts de ce type de foires. Sinon autant aller à la 147 ème rétrospective Cartier-Bresson au MAM ou ailleurs.